dimanche 28 mai 2017

La cité du futur

Robert Charles Wilson, Lunes d'encre, 2017, 352 p., 16€ epub avec DRM


D'un sujet rebattu, le voyage dans le temps, Robert Charles Wilson y apporte une petite touche de nouveauté et une réflexion éthique sur le concept de tourisme et de progrès. Cependant, le résultat s'avère en demi teinte.



Présentation de l'éditeur :


Pour cinq ans seulement, jusqu’en 1877, la cité de Futurity dresse ses immenses tours jumelles au-dessus des grandes plaines de l'Illinois. Depuis Futurity, des hommes du futur viennent visiter le XIXe siècle. Et, contre une fortune en métaux précieux, les autochtones peuvent dormir dans la tour n° 1, véritable vitrine technologique d’un incompréhensible XXIe siècle. C’est dans cette cité, construite à partir d’un futur parallèle, que travaille, comme agent de sécurité, Jesse Cullum, un autochtone. Parce qu’il a sauvé le président Ulysse Grant d’une tentative d’assassinat, Jesse se voit proposer une promotion : assisté d’une femme du XXIe siècle, il va devoir mener l’enquête. Mais que va-t-il réellement découvrir ? Un complot pour tuer le président… ou les inavouables secrets de Futurity ?

Mon ressenti :


Deux événements marquèrent le premier septembre dans la mémoire de Jesse Cullum. D’abord, il perdit ses lunettes Oakley. Ensuite, il sauva la vie du président Ulysse Grant.
En vérité, le secours apporté à Grant était totalement hypothétique. Même sans l’intervention de Jesse, le pistolet aurait pu s’enrayer ou la balle manquer sa cible. Il se sentait gêné de se voir attribuer le mérite d’un acte d’héroïsme purement théorique. Mais la perte de ses Oakley, ça, c’était une véritable tragédie. Elles amélioraient si bien sa vision, les jours de grand soleil. Elles lui donnaient une telle allure !

Dès les premières lignes, l’auteur donne le ton : ce sera un roman un peu à part dans sa bibliographie, où un humour léger baignera l’ensemble et donnera lieu à quelques scènes cocasses : des évanouissements à la vue d'un hélicoptère, le choc de la vision d'une femme en pantalon, et où les moeurs du futur à la morale douteuse pour les gens du 19ème siècle :  "Où les femmes et les nègres ont le droit de vote et où les petits pédés peuvent se marier entre eux." L'intrigue se déroulant du temps du Far West, ce sera l'occasion aussi de découvrir quelques bons mots du langage de jadis :
"Les hivers de l’Illinois sont plus froids que la chatte d’une bonne sœur. "

lundi 22 mai 2017

Les terres de cristals - Le puits des mémoires, tome 3

Gabriel Katz, Pocket (Scrinéo), 2013, 432 p., 10€ epub sans DRM (en promo jusqu'au 5 juin : 5€)


Troisième et dernier tome de la trilogie Le puits des mémoires.
Un final époustouflant, magistral, épique pour nos trois amnésiques qui pourraient pousser en coeur ce cri :

Ni Dieu, ni Maître.


Présentation de l'éditeur : 


Au cœur de Woltan, là où les assassins et les traîtres règnent en maître, la mort rôde et attend son heure. Pour nos héros, la menace est palpable. Leur survie n’est plus qu’une question de temps. La lutte, leur seul salut. À mesure que la vérité se rapproche, le danger n’en devient que plus grand… inexorablement. Et le terrible secret dissimulé au cœur des Terres de Cristal pourrait bien tout changer.
Nos héros seront-ils prêts à affronter les terribles épreuves qui les attendent ?

Mon ressenti :

 

Après le final du tome 2 qui m'avait laissé pantois sur une révélation que je voyais venir depuis le début et qui clôturait le roman, nous allons enfin connaitre les conséquences de ce dévoilement.
Donc suite directe des aventures de nos trois comparses qui doivent réintégrer et porter le fardeau de leurs anciennes vies. Si certains trouvent leur confort rapidement, ce n'est guère le cas de tous.

jeudi 18 mai 2017

Les chronolithes


Robert Charles Wilson, Folio SF (Lunes d'encre), 2003, 336 p., 9€ epub avec DRM


Les coïncidences n’existent pas.


Présentation de l'éditeur :


La vie de Scott Warden bascule le jour où il est témoin de l'apparition du premier Chronolithe à Chumphon, en Thaïlande. Ce monument hors du commun célèbre la victoire du seigneur de la guerre Kuin. Mais cette victoire n'aura lieu que dans vingt ans et trois mois. Qui peut bien être ce Kuin dont on ignore tout? Et comment ce monument a-t-il pu venir quasi instantanément du futur? Autant de questions auxquelles vont tenter de répondre Scott et son ancien professeur de physique, Sulamith Chopra, pendant qu'autour d'eux le monde semble s'écrouler, dans l'attente de l'avènement de Kuin. 

Mon ressenti :


Je n'en pouvais plus d'attendre la parution de La cité du futur (le D-day est aujourd'hui), alors pour patienter, et comme le futur roman parlera de voyage dans le temps, quoi de mieux que de me replonger dans les Chronolithes. Lorsque j'ai lu ce texte pour la première fois, j'y ai découvert un formidable roman, et surtout un auteur. Depuis, j'ai lu tous ses textes, allant même dénicher un de ses vieux roman épuisé.
Donc, ceci est un avis d'un fan inconditionnel, pas très objectif. Mais je vous le dit, redit et reredit, tout est bon dans le Wilson.

mardi 16 mai 2017

Legationville

China Mieville, Pocket (Fleuve éditions), 2015 (parution originale : 2012), 496 p., 16€ epub avec DRM



Le mot doit communiquer quelque chose
 (en dehors de lui-même)
Walter Benjamin – Sur le langage en général
et sur le langage humain



Légationville ou l'Apocalypse selon Mieville.

Présentation de l'éditeur :


Sur Ariéka, planète à l’air irrespirable aux confins du monde connu, Légationville est un comptoir commercial et une enclave humaine alimentée en oxygène. Ici, les Ariékans, appelés les Hôtes, et les Humains cohabitent en paix.
Pourtant, la communication entre eux est délicate : les Ariékans, bien que parlant par deux bouches, ne connaissent qu’un niveau de langage ; le mensonge leur est inconcevable et toute forme de métaphore, inintelligible.
Seuls les Légats, paire de clones humains élevés et appareillés en symbiose, peuvent échanger avec les Hôtes. Et un Légat improbable vient d’arriver en ville, chargé d’imposer les nouveaux plans du Brémen.
Par tous les moyens.

Mon ressenti :


China Mieville se lance dans le planet-opéra, avec un soupçon de space-opera et de roman apocalyptique, le tout agrémenté de hard SF, du moins dans sa composante "science molle".
Autant vous le dire de suite, ce n'est pas le genre de roman qu'on lit à la plage ou après une dure journée de labeur.
China Mieville a des multitudes d'idées, de l'intelligence à revendre (et de gros muscles aussi, je vous l'accorde) et il nous le démontre ici. Trop ?

dimanche 14 mai 2017

Robert Charles Wilson

 J -4

Oui, J -4. Encore 4 jours avant la sortie du prochain roman de Robert Charles Wilson, mon dégarni adoré, mon barbu préféré.
J'ai déjà eu l'occasion de clamer haut et fort mon amour pour Robert, ici, ailleurs et autre-part. Mais cela ne peut suffire.

Il y a quelques temps, un admirateur secret de mon blog me faisait - sournoisement ? - remarquer le  peu d'avis présents sur les livres de RCW sur ce blog pour un fan.
Alors tout d'abord, c'est mon blog bordel !
Et de deux, c'est vrai. Et c'est Inadmissible, Intolérable, Injustifiable.

Alors, comme le dit Barney, je répondrai à la personne qui suit mon blog et m'a écrit cette missive anonyme :



vendredi 12 mai 2017

Fées, weed & guillotines : petite fantasie pleine d'urbanité

Karim Berrouka, ActuSF, 2014, 384 p., 4€ (2€ durant mai 2017), epub sans DRM



Salopes de fées !

Un polar féérique complétement barré.

Présentation de l'éditeur :


La dernière fois que Jaspucine a mis un pied dans le monde des hommes, elle en a littéralement perdu la tête : la Révolution française n’a pas été une période très profitable pour les créatures féeriques. Sauf pour Zhellébore, l’enfoirée qui l’a envoyée à l’échafaud. La vengeance étant un plat qui se mange froid, Jaspucine est bien décidée à retrouver la traîtresse. Même si pour cela elle doit s’attacher les services d’un détective. Mais à force de remuer ciel et terre, c’est sur une conspiration bien plus grande que la fée et l’enquêteur vont tomber.

Mon ressenti :

 

J'avais lu le mois dernier la nouvelle Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer qui reprenait les mêmes personnages principaux que ce roman. Le texte m'avait plu et j'avais donc fait sonner le tiroir caisse.

mercredi 10 mai 2017

La science-fiction, miroir du présent : Le présent s'écrit au futur

Télérama, n.3513 du 13 au 19 mai 2017, 4p., 3€


Télérama célèbre la SF et en pare même sa Une.


Présentation de l'article :

Crise écologique, intelligence artificielle : le monde ressemble de plus en plus à de la science-fiction. Un genre qui connaît aujourd’hui un succès inédit. Car en imaginant l’avenir, il fait écho aux angoisses de notre temps.

Mon avis :

Télérama a t-il entendu l'appel de l'imaginaire lancé par quelques éditeurs indépendants ? C'est à croire.