mardi 25 avril 2017

Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer

Karim Berrouka, ActuSF, 2014, 39 p., gratuit jusqu'au 1er mai 2017, epub sans DRM



Nouvelle gratuite jusqu'au 1er mai se déroulant dans l’univers de Fées, weed & guillotines

Présentation de l'éditeur :

Marc-Aurèle Abdaloff et Premier de la Classe sont sur une nouvelle affaire : envoyés dans les monts d’Arrée, ils doivent enquêter sur de curieux meurtres perpétrés à l'épée par un homme accompagné d'une armée d'écureuils sanguinaires.


Mon ressenti :


Parue initialement dans l'anthologie Lancelot toujours chez le même éditeur, le titre fait référence à des paroles de l'opéra Lakmé. Comme quoi, on peut faire du punk et être cultivé !

lundi 24 avril 2017

Quand la dystopie des uns est l'utopie des autres

Lecteur assidu de SF et en particulier d'anticipation et de dystopie, je n'aurais jamais cru pouvoir vivre de mon vivant des heures sombres et brunes.

Car la SF nous dit que l'autre, c'est nous.
La dystopie nous met en garde contre certaines idées.

Mais il semblerait que les temps changent...

Et que certains ont "en commun une certaine idée de la France faite à la fois de fierté municipale, de foie régional et de front national"

J'avais donc en tête ce court texte de Daniel Mermet que vous pouvez retrouver dans le double album 20 ans ! des Ogres de Barback et ici en image et en musique : https://www.youtube.com/watch?v=CGr9C28II_Q


samedi 22 avril 2017

Le Fils de la lune - Le puits des mémoires, tome 2

Gabriel Katz, Pocket (Scrinéo), 2012, 400 p., 10€ epub sans DRM



Dans la gueule du loup.

Suite directe du premier tome, on retrouve nos trois amnésiques en route en plein oeil du cyclone, espérant ainsi se faire oublier de la traque dont ils font l'objet et y trouver un peu de répit Leur identité va t-elle être révélé ? Sachant qu'il y a un tome 3, pas si sûr. Mais qu'importe la destination...

Présentation de l'éditeur : 


Fuyant le royaume d’Helion où leur tête est mise à prix, Nils, Karib et Olen s’embarquent pour Woltan, sur les traces de leur identité. Pourquoi ont-ils assassiné le plus puissant roi du monde ? Dans leur quête de la vérité, ils vont découvrir un royaume fascinant, colossal, aux frontières des terres barbares. Mais leurs poursuivants n’ont pas abandonné la traque…
Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand nord, où leur vie ne tient qu’à un fil.

Mon ressenti :


Dans le premier tome, nos trois comparses avaient en parti résolu la question de leurs anciens métiers, leurs talents s'étant révélés dans leur vie quotidienne. Cependant, l'auteur laissait planait le doute sur leur réel carrière. Ce tome permettra t-il de lever le doute ?

jeudi 13 avril 2017

La traque - Le puits des mémoires, tome 1

Gabriel Katz, Pocket (Scrinéo), 2011, 412 p., 10€ epub sans DRM


Un royaume glorieux et fier, des chefs de guerre renommée, une armée gigantesque se battant comme un seul homme, des batailles épiques, des mages au sorts incommensurables.
Non, oubliez tout ça, nous ne sommes pas en Terre du Milieu. Gabriel Katz construit une fantasy légérement iconoclaste, pleine d'humour pour un divertissement assumé et réussi.
Un Kaamelott littéraire.

Présentation de l'éditeur :


Trois hommes se réveillent dans les débris d'un chariot pénitentiaire accidenté en pleine montagne. Aucun d'eux n'a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers venus de l'autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver.
Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où, règnent la violence, les complots et la magie noire.

Mon ressenti :


Une pipelette, un taiseux et un beau parleur se retrouvent enfermés dans une carriole et s’aperçoivent qu'il leur manque quelques souvenirs. Donc ces trois amnésiques vont devoir faire un bout de chemin ensemble pour tenter de démêler le vide de leur histoire. Mais même amnésique, on ne perd pas ses réflexes, ou son sens innée. L'occasion, à la découverte de certains de leurs talents, de croire qu'ils étaient de tel métiers ou autres. Mais qui sait ?

lundi 10 avril 2017

La fin de tout

John Scalzi, L'Atalante, 2017, 432 pages, 12€ epub sans DRM



Avec un titre pareil, on pourrait croire que John Scalzi se lance dans le post apocalyptique. Il n'en ait rien, tout au plus les préquelles d'une possible apocalypse.

Présentation de l'éditeur :


Le jour de mes soixante-quinze ans, je me suis engagé. Ainsi commençait Le Vieil Homme et la Guerre, le premier livre de la série.
Mais le temps a passé depuis l’époque où la Terre alimentait benoîtement les Forces de défense coloniale en chair à canon. À présent, c’est non. Et, désormais au régime sec, l’Union coloniale regarde se cabrer les mondes qu’elle a colonisés. On se prend ici et là à revendiquer son indépendance. Et tout cela dans un univers où l’espèce humaine est loin d’avoir la cote. Prise entre le Conclave, puissante confédération de peuples extraterrestres plus ou moins hostiles, et ses propres divisions internes, l’humanité pourrait bien faire face à... la fin de tout.
D’autant qu’une organisation clandestine en plein essor hante l’obscurité de l’espace et qu’elle œuvre à dresser par tous les moyens les uns contre les autres.
« Salut. Je m’appelle Rafe Daquin et je suis un cerveau en boîte. »

Mon ressenti :


Le vieil homme et la guerre, sixième épisode. John Perry est toujours absent, remplacé par la fine équipe diplomatique de l'Union Coloniale (UC) rencontrée dans Humanité divisée. Je mets en toute fin de billet un résumé fait par l'auteur pour ceux qui voudrait lire ce roman recueil sans lire Humanité divisée. Autant dire que la lecture du tome précédent est plus que recommandé pour comprendre au mieux l'intrigue de ce roman recueil. Roman, sujet qui fâche et qui m'a valu la rédaction d'un billet rageur contre les infâmes éditeurs.
Donc non, ce n'est pas un roman, c'est un recueil de nouvelles - novellas avec une ligne directrice. Il paraitrait que cela se nomme "fix-up"...
Donc 4 novellas + 1 bonus, pas de roman, merci Monsieur L'atalante pour la non précision de l'information.
John Scalzi a t-il réussi à me faire oublier ce désagrément avec sa prose, voyons voir :

dimanche 9 avril 2017

Coup de gueule contre les éditeurs

Ou les mésaventures d’un lecteur face aux infâmes éditeurs.


Ma mésaventure concerne les éditions L’atalante, mais j’élargis le propos car il n’est pas le seul éditeur visé.

Etant devenu fan de la Licence Le vieil homme et la guerre, j’étais impatient de me plonger dans ce nouveau roman.
Cependant, dès les premières pages, j’ai eu la nette impression de mettre fait avoir par un éditeur indélicat.
Encore une fois devrai je dire, car l’histoire se répète : j’ai – les lecteurs – subi la même déception à la lecture de l’avant dernier tome Humanité divisé.
Ce livre est vendu comme un roman alors qu’il n’en est pas un. Il s’agit de plusieurs novella se déroulant dans le même univers, avec plus ou moins les mêmes personnages et intrigues.
Quand j’achète du beurre, je ne veux pas de margarine.
Quand j’achète des lasagnes au bœuf, je ne veux pas manger du cheval.
Quand j’achète un roman, je ne veux pas lire un recueil.
Et les marchands indélicats le savent bien, sinon, ils l’indiqueraient clairement.

jeudi 6 avril 2017

La cité des miroirs


Justin Cronin, Robert Laffont, 2017, 816 p., 16€ epub sans DRM



L'amour plus fort que la mort !

Une trilogie dont il aura fallu attendre 4 ans pour connaitre la fin.
Pour ceux qui veulent lire le cycle, ne lisez pas mon avis, certains spoils sont inévitables.
J'ajouterai ne lisez pas ce roman, il clôture mal l'ensemble !

Présentation de l'éditeur :


En 122 apr. V., soit 122 ans après l'apparition en Amérique du Nord d'un virus qui a décimé la population, la vie semble reprendre ses droits. Ce virus, à la suite d'une expérience gouvernementale, a été inoculé à douze personnes, qui, transformées en monstres assoiffés de sang, ont propagé le mal. Mais quelques poches de population ont réussi à combattre et à éliminer les Douze, mettant un terme à un siècle de terrifiantes ténèbres. Les survivants sortent de derrière leurs hauts murs, déterminés à reconstruire leur société, et osent désormais rêver d'un futur meilleur. Mais est-ce la fin du cauchemar ou une simple accalmie avant le déchaînement d'autres forces obscures ?
Loin d'eux, dans une métropole à l'agonie, le Zéro attend. Le Premier. Le père des Douze. L'angoisse qui a brisé sa vie humaine le hante, et la haine qu'a engendrée sa transformation le brûle. Seule pourrait l'apaiser la mort d'Amy – le dernier espoir de l'Humanité, La Fille de nulle part – qui a grandi pour se dresser contre lui.


Mon ressenti :


Quelques années sont passées, la vie reprend lentement ses droits. Kerville devient une grande ville, avec une amorce d'administration et de service public. Les lois promulguées lors de la menace vampires tombent une à une, les citoyens sentent le vent de la liberté. Nos protagonistes croisés dans les tomes précédents goûtent à la vie simple. Leurs routes se sont parfois éloignées. Mais après les grandes chevauchées, l'ennui commence à poindre. Et certains pensent que le mot Fin - de la catastrophe, des viruls - est un peu prématuré.