mercredi 2 août 2017

Le péril bleu

Maurice Renard, 1912, 320 p., domaine public

 

Des aliens non anthropomorphes supérieurs à l'homme dans un roman paru il y a plus de 100 ans.
Un plaidoyer pour le respect du vivant,  contre la recherche animal et les zoos humains. Autant dire un propos subversif, à rebrousse poil de l'opinion générale de ce début de 20ème siècle
A redécouvrir d'urgence.

Après avoir défriché la part SF du belge Rosny Aîné, j'ai décidé d'aller voir ce qu'il en était des précurseurs de la SF en France en la personne de Maurice Renard et ce fut une agréable découverte.


Dans la région du Bugey, juste à côté du Grand Colombier près de la Suisse, des événements étranges font leurs apparitions. Mais ces farces deviennent de plus en plus étranges, des fruits et légumes, en passant par quelques jardinières et girouettes, des outils, des aiguilles d'horloge, des animaux de la basse cour et de la ferme se mettent à disparaitre. Jusqu'au jour où c'est une femme qui se volatilise.
Les mois passent, les disparitions sont regardés de haut depuis la Capitale : les faits divers mystérieux ne sont pas pris très au sérieux par les autorités. Paris est bien loin du Bugey et du Grand-Colombier. Le mystère s'épaissit et les hypothèses sur les fauteurs de troubles flottent entre étrangers, lutins ou complot.Et la grogne contre les gens de la Capitale prend de l'ampleur.
A l’heure où M. Monbardeau réclamait la mobilisation des Alpins et fulminait contre le ministère, il y avait donc bel âge que l’œuvre de l’Etat s’était donné carrière en Bugey comme aux alentours, avec une discrétion que motivaient non seulement le trouble des citoyens (il nous semble, au contraire, que l’aspect des troupes les eût rassurés), mais aussi la peur d’une gigantesque plaisanterie.




Roman composé d'un récit entrecoupé de pièces diverses (extrait de journal, lettres, ...) découpé en deux parties égales, l'une sur l'installation du lieu, des protagonistes et de l'étrange, l'autre sur la révélation, la découverte des sarvants et ses tentatives de compréhension. 
Un début un peu longuet mais remplie d'humour et de satire qui tient surtout dans le personnage de Tiburce, un adepte du sherlockisme : 
Enveloppé d’un macfarlane à grands carreaux, ce jeune homme rasé, blafard, à la bouche écarlate toujours ouverte, qui éclatait dans sa figure comme une tomate sur un fromage blanc, l’œil rond, les traits figés dans une atonie de plâtre classique – ce jeune homme, dis-je, représentait un spécimen accompli d’anglomane. Il eût sans doute constitué un gentil petit Français, rien qu’en laissant croître sa barbe blonde et naître à ses lèvres ultra-purpurines le sourire qui les sollicitait sans trêve. Peut-être même, vêtu comme vous et moi, Tiburce nous eût-il égalés vous et moi… Mais voilà : Tiburce faisait l’Anglais. Il entourait d’étoffes londoniennes sa prestance de Gaulois, il recouvrait sa physionomie parisienne du masque britannique. C’est pourquoi, au lieu d’être auguste à la façon d’un lord, il l’était à la manière d’un clown.
– Mon ami, poursuivit le duc d’Agnès, est un…
– Je suis sherlockiste, et rien de plus.
M. Le Tellier fit des yeux en points d’orgue.
– Plaît-il ?

Sa "perspicacité" est le ressort comique du roman qui n'oublie pas non plus de croquer les relations entre Paris et sa province.
Nous baignons ici dans l'étrange, le fantastique. Toutes ces disparitions ne sont-ils pas le fait des sarvants (la dénomination des lutins  dans la campagne du Bugey) ? Mais le grand astronome Le Tellier dont certains membres de sa famille ont disparus va faire une découverte capitale : le fameux péril bleu. L'histoire qui débutait par le folklore rurale finit par sonder les profondeurs de l'espace. Ces deux parties se répondent : le plus petit événement trouve sa justification. Les explications scientifiques du phénomène sont réalistes pour l'époque de parution et ne manquent pas de justesse à mon sens. Son hypothèse extra terrestre et le pourquoi des enlèvements est tout à fait logique et nous questionne sur nos actes en tant qu'homme : vivisection, recherche animale et zoo humain.

Sous prétexte d’ethnographie, on se livre, au jardin d’Acclimatation, à des exhibitions de sauvages qui rappellent assez l’aérium des sarvants. Et tenez, docteur, cette jouissance perverse qu’on éprouve, paraît-il, à regarder vivre une personne sans qu’elle s’en doute, à travers le trou de la serrure ; c’est tout bonnement de la volupté du collectionneur !
– Pauvre humanité, vous dis-je !
La nature humaine en prend aussi pour son grade, Maurice Renard analyse assez finement les ressorts politiques et les mouvements d'opinion.
Reflétant la conviction nationale, qu’il partageait, le ministre de la Guerre proposa d’examiner sans ambages les moyens les plus sûrs, expéditifs et radicaux, de détruire les continents sus-aériens. Il ajouta qu’il importait de le faire au plus tôt, avant que les sarvants n’eussent construit de nouveaux aéroscaphes. Il parla de mortiers colossaux et de projectiles explosifs – et se vit couper la parole.
Le ministre des Colonies l’interrompait, et lui demandait de quel droit bombarder ce pays qu’on pourrait sans doute, avec le temps, conquérir, annexer peut-être et, à tout le moins, gratifier d’un protectorat. Le pire qu’il s’autorisait à prévoir, c’était le massacre des indigènes, encore qu’il eût été préférable, à son sens, de les asservir. Mais dévaster de fond en comble la terre invisible ? Jamais ! Il devait y avoir là-haut des richesses inconnues fort appréciables. Pour son compte, il caressait l’espoir que la France, un jour, s’augmenterait de cette belle possession plus étendue que toute la surface qu’on voit sur les mappemondes.
Malheureusement, le public grondait. (C’est-à-dire que trois ou quatre publicistes le faisaient gronder.) On vit le moment où la question deviendrait électorale, 

La fin est un peu trop heureuse à mon goût et manque de crédibilité. Mais qui sait si cette histoire ne s'est pas réellement déroulé ?

Un très bon texte, l'auteur ayant le sens du suspense. Les thématiques abordées sont très diverses et s'emboitent à merveille. Le roman est parsemé de quelques notes de l'auteur qui participent pleinement  à l'immersion dans un récit réaliste. L'auteur nous rappelle que la science doit être au service de l'homme, de la compréhension de l'autre et garder une éthique dans sa recherche. Quand à la supériorité supposé de l'Homme, l'auteur nous replace dans l'immensité de l'espace, de quoi rester humble.
Les extraterrestres m'ont fait penser à ceux du roman Les derniers jours du paradis, le monde découvert m'a lui fait penser à Omale. Un précurseur ce Renard ! Même si le "monde" des aliens fait un peu rire en 2017, les aliens sont quand à eux très novateur, des auteurs actuels pourraient même en prendre de la graine.
Nul doute que je recroiserai le chemin de l'auteur, bien que nombres de ces textes ne soient pas disponible en ligne. Si vous avez en numérique Le Docteur Lerne, sous-dieu (1908) ou Les Mains d'Orlac (1920), je suis preneur.

A télécharger ici ou ailleurs

Une adaptation télévisuelle a eu lieu en 1975 par Jean Christophe Averty
Visible ici après s'être allégé de 3€, ce que je vous déconseille après visionnage. Un film qui vaut surtout pour sa mise en scène, les acteurs se mouvant dans des décors dessinés et ressemble plus à du théâtre filmé. Et le film pourrait vous faire passer l'envie de découvrir ce livre, le tout étant un peu caricatural et l'intrigue moins variée.



Un autre avis ici 


 

Quelques citations :


Et voici, dans la séduction de ses dix-huit ans et la grâce de sa beauté blonde, Marie-Thérèse Le Tellier, sa sœur, dont il faudrait décrire en vers de grand poète la chevelure d’or aux reflets d’argent, le teint de corolle fraîche, le regard mouillé, tel que Greuze l’aimait, la taille ronde, fine, souple… Et gentille ! Et bonne ! il faut savoir comme !… Enfin, cette enfant, on ne pouvait l’entendre parler sans adorer sa pensée ; et pourtant, l’aspect de sa forme était si troublant que les jeunes hommes ne l’écoutaient pas, et qu’en voyant ses lèvres merveilleuses ils ne pensaient qu’aux baisers de plus tard et non aux paroles d’aujourd’hui.

Là, Tiburce s’enfonça dans un canapé, croisa les jambes, fixa un coin du plafond, se rongea quelque peu les ongles et débita d’une voix rapide et négligente ; aigre et blanche – de cette voix, enfin, que l’acteur Gémier prêtait au personnage de Sherlock Holmes :
– Monsieur, vous possédez un chien de la race dite « griffon Boulet à poils durs ». Et ce chien d’arrêt, vous en faites un toutou d’appartement. Car vous n’êtes pas chasseur. Pas chasseur, mais pianiste. Très bon pianiste, même ; ou du moins vous croyez l’être. J’ajouterai que vous avez servi dans la cavalerie, que vous portez à l’ordinaire un monocle, et qu’un de vos passe-temps favoris est le tir à la cible. Chut ! taisez-vous, prière de ne pas m’interrompre.
Et, sans cesser de regarder en l’air, il continua :
– Le bas de votre pantalon est couvert de poils. Or, ces poils ne peuvent appartenir qu’à un chien de l’espèce précitée ou à une chèvre. Mais il n’entre pas dans nos mœurs de faire coucher les chèvres sur nos pieds. Donc… Concluez vous-même. D’autre part, je sais que vos occupations ne vous laissent pas le loisir de chasser, et j’en déduis que votre chien, malgré sa nature, est un chien d’appartement, par destination. Vous jouez au piano ; oui. En vous donnant la main, j’ai reconnu au bout de vos doigts les callosités professionnelles des pianistes. Elles m’ont révélé que vous jouez même très fréquemment. Or, un homme de votre âge et de votre intelligence ne saurait montrer tant d’assiduité dans l’exercice d’un art aussi délicat que s’il y est excellent ou s’il croit y exceller. A cause d’Ingres et de son violon, je n’ose affirmer votre talent de pianiste, en dépit de votre génie d’astronome. Vous avez servi dans la cavalerie, car vous marchez les jambes écartées et vous descendez les escaliers comme si vous redoutiez d’accrocher vos éperons aux degrés. Donc, vous avez l’habitude du cheval. Et c’est une habitude qui date de loin, car on ne vous voit jamais cavalcader à Paris. Votre jeunesse humble et studieuse ne vous ayant pas permis l’équitation, il faut par conséquent que vous ayez chevauché les destriers du gouvernement. Silence, je vous prie. Vous portez un monocle. Parfaitement. J’ai découvert sa trace au pli de votre orbite ou à la carabine, car votre œil gauche a coutume de se fermer pour viser : il est un peu plus petit que l’autre, et les plis de la ride nommée « patte-d’oie » sont plus accusés à gauche qu’à droite. Comme vous ne chassez pas, il s’ensuit que vous pratiquez le tir à la cible. C’est tout. J’ai dit.
– Si vous n’êtes pas content avec cela ! s’écria Garan sur un ton moqueur.
Mais M. Le Tellier n’était pas disposé à la plaisanterie. Sans dire un mot, il tira de l’ombre, sous le bureau, une chancelière en peau de bique et la jeta au milieu de la pièce.
– Voici le griffon Boulet à poils durs, fit-il.
Puis il ouvrit une armoire, et montrant sa machine à écrire :
– Voici le piano.
D’un tiroir il sortit sa loupe d’horloger, l’encastra sous son arcade sourcilière droite, et ajouta d’une voix coupante :
– Voici le monocle.
Enfin il produisit une photographie qui le représentait dans la posture de son état : l’œil droit à l’oculaire d’une lunette méridienne et l’œil gauche fermé, ainsi qu’il arrive à tous les astronomes pendant leurs observations.
– Et voici la carabine ou le pistolet, dit-il avec un sifflement irrité. Quant à la cavalerie, je ne sais ce que vous voulez dire. Il se peut que j’aie les jambes en manches de veste, mais je ne suis jamais monté à cheval. A présent, mon jeune ami, permettez-moi de vous déclarer que, pour faire le jocrisse, vous avez mal choisi votre heure et votre lieu ; et que, s’il était de tradition de se servir des serins pour tirer des auspices, vous seriez un oiseau de bien mauvais augure. C’est tout. J’ai dit.

Quoique tout logis fût plein d’habitants, la plupart des bourgades semblaient évacuées. Les rues, par-ci, par-là, résonnaient au passage d’un groupe. Quelquefois, dans leur silence et leur vide oppressants, un téméraire, un brave, se glissait le long des murs, avec la face d’un homme en perdition. Et, comme tous, il levait les yeux vers le ciel, non pour supplier, mais pour l’épier. Car du ciel on attendait moins le salut que le péril.

Cette nuit-là, les deux gardiens du phare de la tour, attristés de ne rien connaître, méditèrent longuement sur la science et sur l’ignorance…
Et la pleine lune, au faîte de son arc, leur sembla l’orifice d’un puits de Babel, au fond de quoi les hommes s’agitent confusément.

Nous, les hommes, nous croyons toujours être des parangons ! Nous nous imaginons toujours qu’après nous il faut tirer l’échelle des êtres ! et nous pensons tout connaître, tout prévoir, tout supposer ! Si une créature était faite d’eau, est-ce que nous pourrions la voir dans l’eau ? Eh bien, alors, si une créature était faite d’air, est-ce que nous la verrions dans l’air ?…

On eût dit que les nerfs de tous les humains communiquaient entre eux, à la ressemblance des Invisibles. L’abattement s’étendait sur la famille d’Eve en proie à cette peur injustifiée de l’extermination. Elle admettait que les temps fussent venus. Chacun se disait que c’était là le triste aboutissement de tant d’efforts et de victoires. Et l’on connut à nouveau l’incessante détresse qui tenaillait le cœur de nos ancêtres, quand l’homme n’était qu’un mammifère débile, exposé toujours aux agressions monumentales des mastodontes qu’il redoutait sans trêve et dont l’obsession ne le quittait jamais. Or, cette terreur soudain réveillée d’un sommeil vingt fois millénaire, il fallait qu’aux heures préhistoriques elle eût été suprême à l’égal de l’amour ; car l’éprouver, c’était la reconnaître. Plus nombreux qu’en temps d’éclipse ou de comète, les regards se fixaient sur le vide apparent où la déchéance de l’homme s’inscrivait en caractères invisibles. Mais l’homme tenancier de la Terre n’était pas même détrôné : jamais il n’avait régné ! Il s’était cru le maître, alors qu’un autre, industrieux, génial et saugrenu, lui restait supérieur, au point de le pêcher !

On sait que l’homme en troupeau est une étrange bête, lunatique, moutonnière et panurgéenne. La réaction s’opéra dans l’allégresse. Une confiance exagérée supplanta l’excessive démoralisation. Les basiliques se vidèrent au profit des théâtres ; les magasins de nouveautés reconnurent l’afflux des acheteuses, et les aiguilles renfilées coururent à qui mieux mieux dans les pongés, les chantoungs et les peaux-de-soie. Tout repartit. A l’exemple d’un premier syndicat pour la défense du territoire, d’autres se constituèrent. On placarda affiche sur affiche. Les réunions publiques s’ajoutaient aux conférences. Et les capitales manquèrent illuminer lorsqu’on apprit qu’en France le Conseil des ministres allait se réunir pour délibérer avec l’Académie des sciences – mesure éminemment salutaire que tous les Etats du globe se proposaient d’imiter.

Le prestige du Péril bleu venait de recevoir une atteinte irréparable. Le lendemain, les journaux de l’opposition prétendirent qu’il ne s’agissait pas seulement d’une escroquerie, mais aussi d’un stratagème pour distraire de la situation sociale, sans cesse plus étendue, l’attention civique. Le pouvoir s’était servi de ce dérivatif indigne comme il se servait parfois d’alarmes de guerre, aussi fallacieuses que la nuisance ou l’existence même des terres invisibles.

C’est en effet une chose assez monstrueuse, logiquement parlant, que les poètes et les philosophes qui ont imaginé des êtres intelligents hors de l’humanité, en aient toujours fait des créatures sanguinaires et méchantes. Pour affecter le lecteur avec certitude et forger des civilisés qui fussent loin de l’homme autant qu’il est possible, ces utopistes ont refusé à leurs individus chimériques les vertus qui passent pour nous être propres. Ils ont cru, par cet expédient, faire montre d’indépendance à l’égard de l’anthropomorphisme, et ils lui ont sacrifié servilement, à leur insu, en privant leurs nations supposées de mérites et de qualités dont l’homme, en foule, est pareillement dépourvu.

L’humanité, ne possédant sur l’univers qu’un petit nombre de lucarnes qui sont nos sens, n’aperçoit de lui qu’un recoin dérisoire. Elle doit toujours s’attendre à des surprises issues de tout cet inconnu qu’elle ne peut contempler, sorties de l’incommensurable secteur d’immensité qui lui est encore défendu. Qu’elle se cuirasse donc d’abnégation et qu’elle s’arme de science pour supporter les chocs et lutter contre l’avenir. Mais sans trêve – ô sensible, ô nerveuse et vaillante Humanité ! – qu’un sourire fleurisse à ta bouche innombrable, à mesure que s’enrichit l’arsenal prestigieux devant qui l’inconnu recule chaque jour !


6 commentaires:

  1. Tu as l'air si convaincu et tu es si enthousiaiste, que je ne vois pas comment je ne le tenterai pas! IL y a plus de 100 ans, un auteur perspicace, et gratis... merci pour cette belle découverte, tu déterres des petits bijoux! ;-)

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    1. Un coup de coeur que ce texte. De quoi relativiser la nouveauté des sorties littéraires.
      J'espère que tu apprécieras ta ballade sur le Grand Colombier.

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  2. *pousse un juron sonore*

    Crotte de bique, j'avais écrit un beau commentaire et une mauvaise manip' a tout effacé :(

    Donc, je disais : je suis allée voir sur mon site fournisseur de livres-audio, car je sais qu'ils mettent toujours un lien vers une version texte de l’œuvre. Il y a effectivement quelques romans de M. Renard (dits par un donneur de voix que je n’apprécie guère, dommage pour moi), dont "Les mains d'Orlac".
    Mais du coup, le lien ne donne pas un format epub et je ne sais pas si tu pourras en faire quelque chose : https://www.ebooksgratuits.com/html/renard_mains_d_orlac.html
    (Surtout que là ça vient d'un site que tu as certainement dû penser à visiter... Mais bon, je préfère te fournir une info inutile que de manquer de t'aider.)

    En tout cas, ça a l'air chouette, ce livre, tu l'as bien vendu. Je note le nom, au cas où je le croiserais au détour d'un vide-grenier, par exemple.

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    1. Satanée technologie, toujours à nous jouer de sales tours.

      Merci pour le lien, j'avais été voir du côté de Bibebook et de Beq, les deux ne l'avaient pas. Je me suis dit que ce serait pareil sur les autres sites... Comme quoi !

      Cette nouveauté ancienne devrait te plaire, ne reste plus qu'à la dénicher, ou passer à la liseuse.

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  3. Merci pour cette découverte. Un texte précurseur et pertinent. Je le note dans un coin.

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    1. Entre quelques livres récents, le péril bleu ne déméritera pas.

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