Childhood's End

Matthew Graham, Série, 2015, 3 x 90mn






De la glace aux amandes caramélisées

Si vous aimez les histoires de premier contact et d'évolution, cette mini série est faite pour vous.

Présentation de la série :


En 2016, l'espace aérien terrien est envahi de vaisseaux extraterrestres. Ces aliens, qui préfèrent rester dans l'ombre, assurent être venus en paix pour aider les humains à évoluer et atteindre leur Âge-d'or. Ils choisissent un modeste fermier de l'Amérique profonde pour servir d'intermédiaire entre leur peuple et les hommes. Pour prouver leur bonne foi, ils mettent fin aux guerres, aux maladies et à la famine. Cette intrusion n'est pas forcément bien vécue par l'ensemble de la population terrienne. Certains ont du mal à faire confiance et s'interrogent : quelle peut bien être la motivation de ces étrangers ? Qu'attendent-ils en retour ? Et quand révèleront-ils leur vrai visage ? 

Mon ressenti :


Une adaptation du roman Les enfants d'Icare qui a osé ne pas étirer en longueur l'intrigue. Résultat : trois épisodes et puis s'en vont. Moi qui déteste quand les réalisateurs font trainer le suspense en ajoutant des digressions inutiles (j'ai pas aimé Handmaid's tale, ni American Gods surtout à cause de cela) me voilà servit. Mais un épisode ou deux supplémentaires n'auraient pas été du luxe, difficile avec une intrigue ramassée de saisir toutes les subtilités sans avoir lu le bouquin.

Comme pour le roman, une très bonne entrée en matière : Un homme seul dans une ville dévastée assis dans un canapé bon pour la décharge nous dit qu'il est le dernier être humain. Puis retour au temps présent, les communications stoppent, les avions font du sur place et regagnent verticalement le sol : Ils sont là !
C'est assez fidèle à l'esprit du roman, les interrogations sur les visiteurs (pourquoi sont-ils venus, sont-ils aussi bienveillant qu'ils veulent le dire,...) demeurent et nous n'avons qu'une envie, regarder la suite des épisodes. Les aliens ne se montrent pas, seul un ambassadeur a un contact non visuel avec eux. Les rumeurs s'affolent. Puis vient la révélation sur leur apparence qui prend ici toute son ampleur, une grande réussite.
Seul bémol, les réalisateurs ont décidé de modifier le premier contact. Résultat c'est trop peu réaliste et ça fout les chocottes plutôt que de rassurer. Bémol 2 : le héros torturé par un passé qu'on imagine dramatique (le décès de sa femme), dans une revisite de Ghost, mouaih.



La série prend plus de liberté à partir du second épisode. Dans le roman, la deuxième partie était assez bancal, le lecteur ne comprenant la présence de certains éléments que par la conclusion. La série a décidé de remodeler le tout mais le résultat ne s'avère guère plus convaincant. Dans le roman, l'histoire est racontée sur une centaine d'année, l'adaptation a préféré resserrer le tempo pour garder les mêmes personnages mais les transformations sociétales sont difficiles dès lors à être crédible (éradication des guerres, de la pollution, des maladies....).
Le dernier épisode va vous révéler pourquoi ces dictateurs bienveillants sont venus sur terre. La question primordiale va trouver sa réponse. Pas très original pour les amateurs du genre, mais il n'y a pas qu'eux dans la vie !


Karellen, le chef des aliens est ici moins ambivalent. Dans le roman, il était plus machiavélique ou manipulateur dans son approche avec les humains. Chacune de ses décisions avaient une raison bien précise qui n'est ici qu’effleurée. Dommage. Il se posait aussi en défenseur des animaux, les spectateurs de corrida s'en rappellent encore dans le roman. Ici, cela disparait et Milo Rodricks, l'astrophysicien, un des personnages conducteur, en perd de sa splendeur. Sa supercherie (je ne peux en dire plus) pour tromper les aliens devient dès lors un grand n'importe quoi. Peut-être cette scène a été sponsorisé par les sacs congélation Albal ?

Comme dans le roman, l'arrivée des aliens met quasi fin au dogme religieux. Pourquoi, comment ? Et bien parce que ! Un peu léger. La série est aussi trop rapide sur l'histoire des religions et des mythes, qui a pourtant son importance dans la construction de l'histoire et l'apparence des aliens. Le texte de Clarke s'interrogeait sur l'utopie, la série fait quasi l'impasse sur cette réflexion. Des bémols comme pour le livre, mais les idées sont présentes. Un peu trop de sirupeux à mon goût, le réalisateur rajoutant du mélo et du caliente alors qu'il aurait plus judicieux à la place de développer certaines idées.
Du grand spectacle tout public mais avec des réflexions intéressantes (Ecologie, dictature bienveillante, évolution,...). C'est visuellement réussi, les effets spéciaux sont réalistes, l'image est belle. Les acteurs s'en sortent honorablement.Et moi une série qui ne s'étire pas inutilement en longueur, j'aime.



Citation :


- Oh Milo, votre espèce était si passionnée mais si imparfaite. Vous aviez tant de croyances et si peu de connaissances. J'envie l'humanité, vos enfants peuvent aller où nous ne pourrons jamais les suivre.
- La glace aux amandes caramélisées me manque ! Vous avez déjà gouté ?
- Non.
- C'est simple, la première fois que vous y gouté, vous vous dites "Comment ai-je pu vivre aussi longtemps sans connaitre ça"
Vous avez déjà rencontré une civilisation qui faisait de la glace aux amandes caramélisées ?
- Non.
- Nous on l'a fait !
- Ah.
- Pas mal hein ?
- Huhum

2 commentaires:

  1. Tu me fais regretter de n'être pas abonnée à Syfy... il va falloir que j'attende que cela passe sur Netflix!

    Mais, c'est carrément dans les thèmes SF que j'adore!

    Merci de la découverte. :-)

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    1. Il vous en prie.
      Et si tu es trop impatiente du passage de cette série sur Netflix, une petite recherche sur le net devrait être bénéfique.

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